Clonons internet !

Pendant la saison des padawans (c’est le doux sobriquet attribué aux stagiaires de SCANI. Cette année, ils étaient 5 entre mars et juillet), nous avons, entre autre, travaillé sur un projet qui porte le nom de code interne « SCANI dead ».

Qu’on se rassure, il n’était pas question de faire mourir SCANI, mais d’utiliser du matériel hors d’usage pour confectionner un support explicatif montrant les différents appareils utilisés très régulièrement dans la réalisation du réseau, le tout sur une planche qu’on peut promener avec nous lors d’évènements et de réunions.

Comme quelques personnes s’intéressent parfois à « comment c’est dedans », on a ouvert le matériel voir même pratiqué de la découpe pour exposer le contenu. Après une réfection à la dernière minute, donnant encore plus de lisibilité à la chose grâce à l’ajout d’un fond expliquant les connexions entre les appareils et faisant apparaître d’autres éléments dessinés pour une meilleure compréhension, nous avons expérimenté avec succès la chose durant le Catalpa 2019.

Cette opération, si elle permet surtout de mieux expliquer le fonctionnement technique de SCANI, a permis à notre fournée « Padawans 2019 » de creuser le sujet (et de réaliser aussi une maquette vivante et fonctionnelle d’un « mini SCANI » à partir de rien).

La semaine dernière, le sujet des compétences en matière de routage et de « haut de réseau » a été abordé, la question principale étant de savoir « comment on peut se débrouiller pour que ceux qui sont intéressés apprennent comment on répare le réseau quand il est tout cassé sans pour autant se faire la main sur le vrai réseau et, justement, risquer de le casser ? »

Si les pannes arrivaient durant les quelques réunions technique de SCANI, ce serait assez facile : ceux qui savent montreraient à ceux qui veulent apprendre ce qu’ils font pour réparer … Malheureusement, les pannes se déclarent souvent en dehors des temps collectifs de SCANI, et on ne peut pas vraiment attendre que tout le monde se rassemble pour réparer lorsqu’un problème survient et se baser sur le récit de celui qui a réparé ne permet pas franchement de bien comprendre et d’être à l’aise.

Du coup, la meilleure méthode est de fabriquer un réseau de quelques routeurs en laboratoire et d’y simuler les pannes qu’on peut rencontrer dans la vraie vie. Ça permet par la même occasion aux gens de s’approprier la chose puisqu’ils l’ont construit eux même.

Mais quitte à fabriquer un réseau de laboratoire, pourquoi se limiter à quelques routeurs pour apprendre le BGP et l’OSPF ? Pour apprendre comment fabriquer et réparer internet, le mieux, ce serait quand même de pouvoir le faire en vrai.

Et ce qui est bien, c’est que tant qu’on ne le mélange pas avec le vrai, rien ne nous empêche de fabriquer un internet de laboratoire à nous, qui permettra de vraiment comprendre et jouer avec BGP et OSPF, mais aussi avec une infrastructure DNS complète, des serveurs webs, des seeders torrent, comprendre le principe des attaques par déni de service, l’anycast, etc.

Il est bien entendu possible de simuler tout ça avec des machines virtuelles, mais c’est bien moins amusant, le côté abstrait de la chose n’aidant pas à la compréhension.

C’est donc l’un des grands projets 2019-2020 : fabriquer un petit internet pour permettre à qui veut de venir le casser, le réparer, le refaire autrement, etc.

Dans le cadre de ce projet, SCANI est à la recherche de :

  • Bonnes idées sur ce sur quoi il ne faudrait pas faire l’impasse
  • Du matériel réseau fonctionnel, tant qu’il est de petite taille et poids (l’idée est d’accrocher tout ça sur un ou plusieurs murs, on oublie donc les bigiron4k, les 6500 et tout ce qui est plus gros)
  • Gens intéressés pour participer, sur place ou à distance, à la concrétisation du projet et/ou à son exploitation ultérieure

Nous en sommes à la phase conception et d’estimation de la surface nécessaire … N’hésitez pas à jouer en laissant un commentaire sous cet article. Cécile centralise le projet et reprendra contact avec vous 🙂

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